Une bonne question de grand oral en mercatique part d’une notion étudiée en terminale STMG et oblige à prendre position, par exemple « La fidélisation coûte-t-elle moins cher que la conquête de nouveaux clients ? ». Le candidat en présente deux au jury, qui en choisit une. Cet article donne 12 exemples avec l’angle à défendre, une méthode pour formuler la sienne et le déroulé de l’épreuve.
Ce que doit être une question de grand oral en mercatique
Un thème, comme la fidélisation, désigne un sujet sans poser de problème. Une question d’exposé, comme « Qu’est-ce que la fidélisation ? », appelle une définition et un inventaire. Une question problématisée met deux options en tension et force le candidat à défendre une position.
Les questions s’appuient sur l’enseignement de spécialité pour lequel le programme prévoit une étude approfondie, qui correspond dans certaines séries au projet réalisé pendant l’année. La question doit donc se traiter avec les connaissances et la démarche de ce projet. Les questions problématisées dans une autre spécialité montrent la même logique appliquée à une autre matière.
12 exemples de questions de grand oral en mercatique
Ces questions sont des modèles génériques, à adapter à votre projet et à votre terrain. Chacune indique l’angle à défendre.
Clientèle et marché
Trois questions portent sur la connaissance du client :
- « La fidélisation coûte-t-elle moins cher que la conquête de nouveaux clients ? » Angle : comparer le coût d’acquisition et la valeur d’un client conservé.
- « Une étude de marché est-elle utile à un commerce de proximité ? » Angle : confronter le coût de l’enquête à l’erreur qu’elle évite.
- « Faut-il segmenter sa clientèle ou viser le plus grand nombre ? » Angle : ciblage précis face à un marché large.
Offre et prix
Le prix et la gamme donnent des dilemmes nets. « Une promotion permanente abîme-t-elle l’image d’un produit ? » oppose volume de ventes et positionnement. « Vaut-il mieux élargir sa gamme ou la resserrer ? » met en balance le choix du client et les coûts de gestion. « Un prix bas est-il toujours un avantage concurrentiel ? » invite à distinguer prix et valeur perçue.
Communication et distribution
Trois autres questions portent sur la manière d’atteindre le client :
- « Les réseaux sociaux remplacent-ils la publicité traditionnelle pour une petite entreprise ? » Angle : portée, coût et mesure des résultats.
- « La vente en ligne menace-t-elle le commerce de proximité ? » Angle : complémentarité des canaux plutôt que substitution.
- « Le marketing d’influence est-il un moyen fiable de toucher une cible ? » Angle : audience réelle contre confiance accordée au prescripteur.
Éthique et responsabilité
Les derniers sujets touchent à la relation de confiance. « Un argument écologique justifie-t-il un prix plus élevé ? » oblige à distinguer promesse et preuve. « L’exploitation des données clients est-elle compatible avec la confiance du consommateur ? » confronte personnalisation et vie privée. « Le marketing responsable est-il une contrainte ou un levier de différenciation ? » ouvre un débat qui se défend des deux côtés.

Trouver sa propre question en 4 étapes
Partez d’une notion du programme vue en cours ou dans votre projet, par exemple la segmentation ou la politique de prix. Confrontez-la ensuite à un fait d’actualité ou à une expérience vécue, comme un stage, un job d’été ou un achat récent.
Formulez alors un dilemme : une bonne question se défend des deux côtés. Si un seul camp a des arguments, la question est trop fermée. Il reste à trancher, car le jury attend une position et non un inventaire. Des sujets ancrés dans l’actualité montrent comment un fait récent devient un débat.
Le déroulé de l’épreuve et ce que le jury évalue
L’épreuve dure 20 minutes, elle est notée sur 20 points et son coefficient est de 14 en voie technologique. Le jury choisit une des deux questions présentées, puis le candidat dispose de 20 minutes de préparation pour ordonner ses idées et réaliser un support.
Le premier temps dure 10 minutes : le candidat explique pourquoi il a choisi cette question, la développe et y répond, debout, avec son support. Ce support ne fait pas l’objet d’une évaluation. Le second temps, de 10 minutes, est un échange avec le jury, qui peut interroger sur toute partie du programme de la spécialité.
Le jury valorise la solidité des connaissances, la capacité à argumenter et à relier les savoirs, l’esprit critique, la précision de l’expression, la clarté du propos et l’engagement dans la parole. La convocation et l’organisation de l’épreuve sont détaillées dans un autre article.

Justifier sa question par son parcours de BTS ou de BUT
Au début de l’exposé, le candidat explique pourquoi il a choisi de préparer cette question pendant sa formation. C’est le moment de relier la question à une poursuite d’études ou à un métier du commerce et du marketing.
Une question sur la fidélisation s’explique naturellement par un projet de BTS ou de BUT en commerce, comme une question sur le marketing responsable par l’envie de travailler dans un service marketing. Les débouchés du bac STMG aident à choisir cette direction.
Les erreurs qui font perdre des points
Une question trop large, comme « Le marketing est-il utile ? », ne permet aucune démonstration en 10 minutes. Une question fermée, dont la réponse est évidente, prive le candidat d’argumentation. Une question recopiée sur internet se reconnaît dès que le jury demande de préciser un exemple.
L’exposé récité à voix monocorde pénalise la qualité orale, et un chiffre non vérifié fragilise toute la démonstration. Le dernier défaut tient à l’absence de position finale : une réponse claire à la question posée clôt l’exposé.
Les deux questions présentées au jury figurent sur une feuille signée par le professeur de la spécialité et portant le cachet de l’établissement. Un candidat individuel établit lui-même ce document.

